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Lundi 15 mai 2006
La gauche anti-libérale doit s'allier pour vaincre la droite et le PS tendance libéral aux prochaines élections en 2007 et 2008. Ci-dessous l'appel tel qu'il a été formulé, sans modification, et la liste de ses premiers signataires.
 
APPEL : IL Y A URGENCE !
POUR UN RASSEMBLEMENT ANTILIBÉRAL DE GAUCHE ET DES CANDIDATURES COMMUNES

Pour que ça change vraiment, l’heure est venue de passer aux actes : nous proposons la création d’un collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes.

En moins d’un an, à plusieurs reprises, la société française s’est insurgée contre le libéralisme, destructeur de vies et d’avenir. Le 29 mai 2005, une majorité a sanctionné les choix libéraux des élites européennes. A l’automne, la jeunesse de nombreux quartiers populaires, confrontée au chômage, à l’exclusion et aux discriminations, a manifesté sa révolte. En mars et avril de cette année, c’est par millions que jeunes et salariés se sont soulevés contre la précarité et la destruction du code du travail. Depuis, le refus de la loi sur « l’immigration jetable » s’étend. Ces séismes à répétition et les luttes appellent une réponse politique à la hauteur. Elle ne peut pas être le « réformisme de gauche » accompagnant la mondialisation capitaliste que propose la direction du Parti socialiste. Elle ne peut pas être la réédition de ces alternances sans changement profond qui se terminent immanquablement par des désastres, comme le 21 avril 2002.

Notre pays a besoin d’une rupture avec le cadre libéral, et non d’un aménagement de celui-ci. Ce choix, qui doit être traduit en propositions précises, correspond à l’attente de millions de femmes et d’hommes de notre pays. Il a vocation à être majoritaire au sein de la gauche, à y battre les politique d’adaptation et de renoncement, ouvrant ainsi la voie à un changement politique et social profond.

Le discours dominant prétend fixer le cadre des prochaines échéances électorales en les réduisant à la rivalité des deux partis institutionnellement dominants. Tout juste s’inquiète-t-on de la capacité de l’extrême droite à troubler le jeu et s’interroge-t-on, en marge, sur qui décrochera le prix du meilleur second rôle à gauche du PS au terme d’une dérisoire compétition dans la dispersion.

Mais l’Histoire n’est pas écrite.

Nous étions ensemble contre les offensives de la droite et du patronat, refusant de nous incliner devant l’inéluctabilité du modèle libéral que l’on cherche à imposer à tous les pays d’Europe. Dans nos partis, syndicats, associations, dans le cadre des collectifs unitaires du 29 mai ou d’autres initiatives visant à l’unité, nous avons poursuivi notre démarche. Nous affirmons que seule une union de toutes les énergies anti-libérales autour d’un projet commun, seules des candidatures communes antilibérales de gauche aux élections présidentielle et législatives peuvent ouvrir la voie à une authentique alternative : sociale, écologique, anti-discriminations, démocratique. Faute de quoi l’exaspération et la détresse populaires risquent de se traduire en abstention et de profiter à la droite extrême ou à l’extrême droite.

Les obstacles à l’unité peuvent être levés si la volonté politique prévaut.

Nous nous battons pour gagner. Nous voulons en finir avec le pouvoir de la droite, en finir durablement avec une politique dont le pays fait les frais depuis trop longtemps. C’est pourquoi nous avons l’ambition de changer en profondeur la donne politique, de bouleverser le rapport de forces à gauche. Nous voulons construire une forte dynamique populaire et citoyenne, œuvrer ainsi à l’essor des mobilisations sociales, avec l’objectif d’une majorité et d’un gouvernement qui appliquent une politique au service du peuple. Une politique en rupture avec le libéralisme, opérant des choix respectueux du futur de la planète et des humains qui y vivent. Nous le croyons possible. Si nous n’accédons pas au second tour de la présidentielle, nous nous mobiliserons pour battre la droite et l’extrême droite. Mais nous ne participerons pas à un gouvernement qui serait dominé par le social-libéralisme.

Des propositions convergentes existent sur nombre de questions essentielles. Elles fournissent déjà un fondement solide à notre rassemblement.

Notre campagne commune aux élections présidentielle et législatives devra s’inspirer de celle menée pour le rejet du traité constitutionnel européen. C’est la même dynamique unitaire que nous devons donner à voir dans les entreprises, les quartiers, les meetings, les médias. Cette campagne devra être portée par les différentes sensibilités engagées dans le processus et ensemble, partout, par les milliers de citoyens qui s’y retrouveront. Un tel cadre collectif permettra d’échapper à la dérive présidentialiste encouragée par les institutions et de désigner celle ou celui qui symbolisera le mieux notre unité à l’élection présidentielle.

Le temps est venu de concrétiser. Nous proposons la création d’un collectif national d’initiative permettant de discuter de toutes les questions auxquelles ce rassemblement devra répondre, de lever les derniers obstacles et de concrétiser cette campagne. Nous convions toutes les forces, courants, sensibilités de la gauche anti-libérale, féministe, écologiste, citoyenne à être partie prenante de ce collectif qui ne sera pas un cartel figé et restera ouvert. Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent notre objectif à créer partout de tels collectifs d’initiative, unitaires et populaires.

Il nous appartient de délivrer ensemble un message d’espoir. Le temps presse. Le défi doit être relevé.

Le 11 mai 2006

Signataires de l’appel :

Etienne Adam, Christophe Aguiton, Tony Andréani (professeur émérite de sciences politiques), Patrick Appéré, Clémentine Autain (féministe, élue de Paris), Francine Bavay (élue régionale, les Verts) , Tarek Ben Hiba, Hamida Ben Sadia, Jean-Jacques Boilaroussie, José Bové, Michel Bourgain (maire, les Verts), Patrick Braouezec, Marylène Cahouet, Eric Coquerel, France Coumian, Pierre Cours-Salies, Claude Debons, Monique Dental (militante féministe), Hayat Dhalfa, Bernard Dedeban (syndicaliste), Michel Dupont, Frédéric Dutoit, Alain Faradji (membre du bureau politique de le LCR), Jacqueline Fraysse, Bertrand Geay, David Gipoulou (membre de « Pour la République Sociale » : PRS), Charlotte Girard (membre du bureau national de PRS), Bernard Guibert (membre des Verts), Jean-Paul Hebert (économiste, EHESS), Michel Husson (économiste), Raoul Marc Jennar, Jacques Lerichome (syndicaliste), Bernard Loche, Céline Malaisé (membre du bureau politique de la LCR), Roger Martelli, Henri Merme, Roland Merieux, Benoist Magnat (membre des Verts), Claude Michel (syndicaliste), René Mouriaux (politologue), Michel Naudy, Michel Onfray (philosophe) , Christian Picquet (membre du bureau politique de la LCR), René Revol (vice-président de PRS), Yves Salesse, Patrick Silberstein (médecin, éditeur), François Simon, Francis Sitel (membre du bureau politique de la LCR), Jean-Pierre Terrail (sociologue), Philippe Villechalanne (militant d’association de chômeurs), Claire Villiers (élue régionale, Alternative citoyenne), Pierre Zarka, Malika Zédiri.

et :

Les Alternatifs, Convergence Citoyenne, Gauche républicaine, MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Parti communiste français.

 

Pour plus d'informations et pour signer la pétition, voir sur le site: http://www.alternativeunitaire2007.org

Par Likou et Flo - Publié dans : En France
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Dimanche 30 avril 2006

Le collectif  "Uni(e)s contre une immigration jetable" fait signer en ligne une pétition contre le projet de loi CESEDA, qui durcira encore plus les conditions d'accès aux étrangers sur le territoire français. Celle-ci prône l'immigration "choisie", c'est-à-dire qu'elle permettra de n'accepter la régularisation que des étrangers utiles à l'économie du pays, ceci dans la négation des droits les plus fondamentaux de l'être humain. Plus d'informations et la pétition sur le site:

http://www.contreimmigrationjetable.org/

D'autre part, le Réseau Education Sans Frontières (RESF) lance un appel au soutien des élèves sans-papiers. En effet, le sursis qui leur est accordé tombera dès le 30 juin 2006, au début des vacances d'été, et ils risqueront alors d'être victimes, avec leurs familles, d'expulsions du territoire. Pour ne pas laisser faire ça, une pétition est en ligne sur le site:

http://www.educationsansfrontieres.org/

Par Likou et Flo - Publié dans : En France
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Samedi 18 mars 2006


 

 

À bas le Contrat Première Embauche ! À bas la précarité !

  

 

Mercredi 8 février, tard dans la nuit, l’oreille collée au poste de radio, on apprend que le CPE a été adopté par l’Assemblée Nationale à 51 voix pour et 23 contre. Amertume, dégoût et surtout questionnement : où étaient les députés qui avaient promis de faire barrage au CPE ? Les journaux nous livreront la réponse le lendemain matin : chez eux, en train de faire leurs valises pour partir au ski ! Pendant ce temps là, Villepin fait adopter la loi sur l’Égalité des chances (quel humour !) de manière très démocratique à l’aide du fameux article 49-3 de la constitution. Cette loi instaure, outre le CPE, l’apprentissage à 14 ans, légalise le travail de nuit pour les mineurs dès 15 ans, etc... Punition pour la jeunesse version UMP-MEDEF. 

 

Le CPE, de quoi s’agit-il ? (pour ceux qui ne le sauraient toujours pas)

Le Contrat Première Embauche, tout comme son grand frère le Contrat Nouvelle Embauche, met en place une période d’essai de deux ans pendant laquelle le patron peut licencier l’employé du jour au lendemain, sans aucun motif et par simple lettre recommandée. Avec le CPE, une épée de Damoclès, prête à tomber à tout moment, plane au dessus de la tête des jeunes. C’est une aubaine pour les exploiteurs et une précarité une fois de plus réaffirmée pour la jeunesse.

Quelle banque serait d’accord pour accorder un crédit dans ces conditions ? Il n’est donc plus possible pour les jeunes de construire leur avenir sur le long terme (logement, voiture, etc.). D’autre part, plus question non plus de râler ; mieux vaut ne pas trop prêter attention aux heures sup’. Quant à se syndiquer et à se mettre en grève, n’y pensons pas. Donc pas le droit à l’erreur. Ne parlons même pas du fait d’être enceinte où d’avoir un problème de santé.

En contre partie, les patrons se verront exonérés de charges sociales pendant trois ans !

Ce n’est qu’un début… 

 

Les manifestations contre le CPE se multiplient et s'amplifient dans toute la France, et elles rassemblent de plus en plus de monde: les salariés et leurs syndicats, les étudiants,  les lycéens. La mobilisation de ces deux derniers s'accentue dans plusieurs villes avec occupations et blocages (des sièges du MEDEF, des ASSEDICS…), etc. Et maintenant 60 facs sur 80 sont entièrement ou partiellement bloquées! Et les lycées commencent à l'être aussi!

 

 

… continuons le combat !  

Organisons nous pour faire reculer les dirigeants et le patronat et obtenir le retrait du CPE, mais aussi de toutes les mesures qui précarisent les jeunes et les moins jeunes. D’autant plus que ce n’est qu’un début dans la politique du gouvernement puisqu’il parle déjà d’un Contrat de Travail Unique réunissant CPE et CNE… ça promet !

De Villepin déclare “écouter ceux qui manifestent mais également ceux qui ne manifestent pas” (c’est bien connu, quitte à jouer les sourds, autant prêter l’oreille à tous ceux qui n’ont rien à dire). Mais il semble oublier que selon un sondage (CSA 16 mars) 68% des français seraient opposés au CPE, et 63% soutiendraient le mouvement anti-CPE!

Le gouvernement joue la sourde oreille ? Opposons lui la grève et des actions sans limites.

Ne vous torturez plus le cerveau pour vous persuader que le CPE c’est “mieux que rien”. Ouvrez les yeux et vous vous rendrez compte que c’est pire que tout.

Alors ne cherchez plus midi à quatorze heures, ne cherchez plus d’excuses bidons, venez manifester et exprimer votre colère !

 

 

 

 

 

 

 

 Groupement des Lycéens de l’Agglomération rouennaise (G.L.A.)

 

Par Likou - Publié dans : En France
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Jeudi 29 septembre 2005

Depuis bientôt 3 semaines, les cours ne sont pas assurés à l’université de Rouen. La raison : la rentrée a été reportée, dans chaque UFR progressivement (en sciences depuis le 12 septembre, en lettres/sciences humaines et socio/psycho depuis le 26 septembre), par les conseils de gestion, à cause d’une situation budgétaire désastreuse. Les étudiants, les profs et les IATOS (personnel non-enseignant) sont unis pour exiger le droit de travailler dans des conditions décentes. Les étudiants d’autres UFR sont également mobilisés, notamment les STAPS, des élèves de l’IUT et quelques étudiants en droit.

Nos revendications : 

- la DGF (dotation globale de fonctionnement) à 100% (elle a été attribuée à seulement environ 80%) 

- l’embauche du personnel manquant (déficit de 157 postes de personnel IATOS et d’une quarantaine d’enseignants selon le ministère lui-même) 

- le paiement des heures complémentaires dues aux professeurs pour l’année 2004/2005.

Nous avons obtenu pour l’instant la promesse d’un million d’euros supplémentaires. Mais ne nous leurrons pas : cette somme nous aurait de toute façon été attribuée, dans le cadre du nouveau budget accordé à l’éducation (110 millions d’euros pour l’ensemble des universités de France). Ce n’est absolument pas suffisant !

Il faut savoir que la DGF est dans certaines universités de France attribuée à plus de 100% de ce qui est réclamé selon les besoins. La situation à la fac de Rouen est déplorable : les services administratifs sont sans cesse débordés, les locaux se délabrent, des options ne peuvent pas être enseignées… Il a été calculé que l’université aurait besoin de 1,5 millions d’euros pour fonctionner dans de bonnes conditions.

Le problème de cette université n’est pas un cas isolé ! La plupart des universités de France manquent de moyens, et le mouvement qui a lieu à Rouen pourrait être le déclencheur d’un mouvement beaucoup plus large. Il faut se bouger dès maintenant ! Le budget accordé à l’éducation et à la recherche dans notre pays est totalement ridicule. La France est le pays d’Europe qui consacre le moins de moyens à son enseignement supérieur (et quand on voit ce qui est dépensé pour la défense par exemple !), qui mène le moins de jeunes vers le supérieur, et dont l’échec en premier cycle est le plus important (40%). La dépense de l’Etat par étudiant est inférieure à la moyenne mondiale (pour la 4e puissance économique mondiale, c’est fort !), elle est élevée à moins de la moitié de celle des Etats-Unis. On peut ajouter à cela qu’en France, 100 000 étudiants vivent en dessous du seuil de pauvreté.

   

 

 Il faut que les choses changent, alors c’est à nous de nous mobiliser pour obtenir de ce gouvernement des avancées positives !

 Le site du mouvement, pour plus d'infos et pour connaître les actions prévues: http://mouvementunivrouen.free.fr/

Par Flo - Publié dans : En France
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Vendredi 23 septembre 2005

 

 

En juin 2005, l’émission Envoyé Spécial (France 2) diffusait un reportage - filmé clandestinement dans une jungle du Laos - sur les Hmongs. Ceux-ci sont une minorité ethnique du Laos (7% de la population), et ils doivent aujourd’hui vivre cachés, étant traqués par les autorités de leur pays. Ce reportage a marqué les esprits de ceux qui l’ont vu : des hommes, des femmes, des vieillards comme des enfants sont épuisés, malades, blessés, mal nourris, bannis de la société. 

 

Quel est donc leur crime ? Pendant la guerre du Vietnam, les Etats-Unis avaient recruté les Hmongs pour combattre les Vietnamiens du Nord au Laos. Sous les ordres de la CIA, ils devaient récupérer les pilotes américains descendus en survolant la jungle et intercepter les mouvements de troupes le long de la piste Ho Chi Minh. Environ 20 ans plus tôt, les Hmongs avaient déjà été employés par les Français lors de la guerre d’Indochine.  

 

La guerre menée par les Américains au Vietnam s’est achevée en 1975, c'est-à-dire il y a 30 ans. Les communistes ont alors repris le pouvoir au Laos et les autorités n’ont cessé depuis ce moment de persécuter les Hmongs, perçus comme des opposants au gouvernement. Une partie d’entre eux a fui le pays (environ 300 000 personnes), allant se réfugier en particulier en Thaïlande et aux Etats-Unis. D’autre (quelques dizaines de milliers) n’ont pas pu ou pas voulu quitter leur pays et ils vivent donc dans la jungle, survivant comme ils peuvent et devant sans cesse déplacer leurs campements pour ne pas être trouvés par les soldats laotiens. De plus, la Thaïlande n’a jamais accepté la présence des Hmongs et continue à faire évacuer leurs camps établis sur leur territoire, à les expulser.  

 

Les Hmongs vivent dans des conditions déplorables, sont parfois dans l’incapacité de se procurer de la nourriture car ils sont encerclés par l’armée laotienne, ne peuvent pas, le plus souvent, recevoir d’aide médicale, et sont victimes d’incessantes attaques de l’armée. De 50 000 à 100 000 Hmongs ont été tués depuis 1975. Les survivants attendent l’aide que leur avaient promis les Etats-Unis. Leur sort est pourtant entouré d’un inexplicable silence de la part de la communauté internationale, et cela depuis plus de 30 ans !  

 

Pour ceux qui vivent à Paris, vous pouvez participer à un rassemblement, le samedi 24 septembre, à 14h00, place du Trocadéro. Les organisateurs proposent de venir avec un masque blanc, qui sera porté pendant une minute de silence, pour symboliser les « fantômes » des Hmongs déjà victimes de ce crime contre l’humanité.

 

 

 

 

  
Plus d’infos, d’explications, sur les sites et dans les articles suivants : 

le site "ami hmong"  

le site "Hmongs ou les Hommes Libres"  

un article d'Amnesty International sur les Hmongs 

un article de Médecins Sans Frontières (MSF) sur les Hmongs

Pour (re)voir le reportage d’Envoyé Spécial, c’est ici (article en bas de la page, puis il faut cliquer sur  Laos: Voir ou revoir ce reportage (extrait émission) ) : 

 le site d'Envoyé Spécial

  

Par Flo - Publié dans : Dans le monde
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